A eux l'Atlantique !
Crêpes Whaou ! sera le premier bateau à quitter le bassin Paul Vatine. Il sera 11 h 45. Au Havre, les éléments offrent un peu de répit aux spectateurs qui arpentent les quais sous le soleil, ce matin. Le vent est faible, voire même nul dans le bassin.
Franck-Yves et Erwan ont attaqué leur journée en famille autour d'un petit déjeuner hyper vitaminé. A 9 h 30 ils étaient conviés par l'organisation à un briefing météo. Deux sons de cloche valent mieux qu'un. Tous les équipages en multicoques sont routés, c'est-à-dire qu'un expert en météo communiquera avec eux plusieurs fois par jour pendant toute la durée de la course.
Envoi des cartes météo, conseil, analyse. Le routeur est un peu le troisième homme du bord. Il sait en permanence où se trouve la bateau, à quelle allure. Il dispose des polaires de vitesse du trimaran (à quelle vitesse il marche en fonction de la force du vent, de sa direction par rapport au bateau, de l'état de la mer et du plan de voilure). Il peut donc savoir que si Crêpes Whaou ! se trouve au point A à telle heure, six heures plus tard, il sera au point B, exactement.
Oui mais voilà, la course au large n'est pas un sport virtuel et l'équipage se charge de compléter, voire de modifier les données des cartes : une bulle d'air, un gros nuage, un orage, une mer hâchée peuvent modifier la donne. C'est donc un échange permanent qui s'opère à bord de Crêpes Whaou !, avec pour les trois hommes, un seul objectif : trouver le chemin le plus rapide - et pas forcément le plus court - vers Puerto-Limon.
Il craque Franck-Yves.... Quand le petit Sullivan s'approche de son bateau, lui montre la coupe que Franck-Yves lui a offerte au dernier Trophée de Fécamp et avec laquelle il dort probablement...
En échange de cette coupe, Sullivan lui a mis autour du poignet un porte bonheur qu'il a fabriqué lui-même...
"Je vais te suivre tout le temps, t'es trop fort !!! Encore un bisou !"

