Crêpes Whaou ! en tête
Un train de dépressions très actives se dresse sur la route des concurrents de la Transat Jacques Vabre. Les longues glissades vers les Antilles ne sont qu’un rêve pour l’instant, et Crêpes Whaou !, comme les autres, courbe l’échine.
Franck-Yves joint ce matin par téléphone :
« C’est toujours l’enfer ! ça ne se calme pas du tout. On a encore des creux de 4 à 5 mètres et nous naviguons avec deux ris dans la grand-voile et ORC dans un flux de nord-ouest de 25 nœuds établis, 30 nœuds dans les rafales. Dans ces conditions, on ne peut pas dormir alors on somnole et avec Antoine nous nous relayons très souvent. Nous devrions avoir ces conditions pendant encore une dizaine d’heures. Ensuite, nous serons bien contents, pour une fois, d’arriver dans la molle ».
En effet une petite dorsale anticyclonique s’intercale entre les deux fronts mais le répit sera de courte durée.
« Après ce temps calme, nous aurons à nouveau 35 nœuds de sud-ouest puis 40 nœuds de nord-ouest derrière. Ensuite seulement, on pourra imaginer glisser sereinement vers les Antilles ».
Cette Transat Jacques Vabre est en passe de devenir l’une des plus sportives que Crêpes Whaou ! ait connues. Et comme dit son skipper : « quand je vois l’état de la mer aujourd’hui, je me dis qu’on a vraiment bien fait de ne pas partir dimanche ». Franck-Yves et Antoine sont en combinaison étanche depuis le départ. La température de l’air est très basse ce qui complique encore la course, forçant les navigateurs à s’abriter régulièrement pour avoir un peu de chaleur.
Il craque Franck-Yves.... Quand le petit Sullivan s'approche de son bateau, lui montre la coupe que Franck-Yves lui a offerte au dernier Trophée de Fécamp et avec laquelle il dort probablement...
En échange de cette coupe, Sullivan lui a mis autour du poignet un porte bonheur qu'il a fabriqué lui-même...
"Je vais te suivre tout le temps, t'es trop fort !!! Encore un bisou !"

