Crêpes Whaou ! plante des pieux
Dans le cadre de sa qualification à la Transat Québec Saint-Malo et après avoir goûté au plaisir des longues glissades au portant, Crêpes Whaou ! navigue désormais au près, plein nord.
Au près, dans une mer hachée, désordonnée ; cela s’appelle « planter des pieux » en langage Escoffier. Le bateau tape, l’équipage se fait secouer. Finis les Antilles, les surfs à 20 nœuds, l’eau chaude et la température estivale. Vive le Québec !
« Troisième jour de mer, tout va bien à bord, le bateau marche bien et l'équipage a pris ses repères. Les deux quarts de deux (Yves Le Blevec et Christophe Aillet, Bertrand Chambert-Loir et moi-même) se relaient toutes les quatre heures, sauf manœuvres plus compliquées ou de nuit, et alors tout le monde est sur le pont.
Après 40 h de portant, pendant lesquelles nous nous sommes relayés à la barre pour de longues glissades, souvent à plus de 20 noeuds, nous voici maintenant au près, 700 milles plus au nord.
Au delà de leur qualification, les équipiers s’entraînent. Le programme se devait d’être un peu sportif… quand-même ! « La nuit dernière, nous avons eu un superbe orage : on voyait les éclairs partout à l'horizon sous un ciel d'encre. Quand nous sommes entrés dans cette zone, tellement étendue qu'on ne pouvait la contourner, le vent est passé d'un coup de 10 à 35 noeuds avec des trombes d'eau et de grêle, éclairs et tonnerre.
En quelques minutes, il a fallu rouler le Gennaker et prendre trois ris dans la grand voile : sportif !
Une demi heure plus tard, le calme revenu, il ne nous restait plus qu'à admirer le ciel zébré derrière nous et à nous sécher, après avoir renvoyé la toile ».
Il craque Franck-Yves.... Quand le petit Sullivan s'approche de son bateau, lui montre la coupe que Franck-Yves lui a offerte au dernier Trophée de Fécamp et avec laquelle il dort probablement...
En échange de cette coupe, Sullivan lui a mis autour du poignet un porte bonheur qu'il a fabriqué lui-même...
"Je vais te suivre tout le temps, t'es trop fort !!! Encore un bisou !"

