Sacré Franck-Yves !
Sacré Franck-Yves. Il en a bavé des ronds de chapeau mais il s'en est sorti de ce maudit coup de chien qui a tout fait pour le mettre à mal.
Mer forte, déferlantes et rafales à près de 50 noeuds. Vent portant, à sec de toile, mât aile dans l'axe du vent pour en limiter la portance, Crêpes Whaou! a traversé cette épreuve sans dommage.
Pour limiter la vitesse du bateau et éviter la culbute, Franck-Yves a décidé de laisser filer des "traînards" à savoir des cordages derrière le bateau pour le freiner. Ce type de méthode, notamment utilisé par Peter Blake à bord d'Enza New Zealand en 1993 lors de son arrivée victorieuse du Trophée Jules Verne au large de Brest est rarissime et démontre, s'il en était besoin la force du vent, de la mer mais aussi celle de Franck-Yves qui, on le sait, n'aime pas faire soufrir son bateau.
Dès le plus gros du coup de vent passé, il renvoyait progressivement la voilure pour reprendre sa folle course vers Pointe à Pitre. Avec plus de 300 milles d'avance sur Trilogic à moins de 1000 milles de l'arrivée, la stratégie de Franck-Yves est claire : aller vite mais sans prendre de risques inutiles.
L'annonce du chavirage de Stève Ravussin suite à la défaillance de son pilote automatique est là pour nous rappeler que les mutlicoques sont, par nature, instables.
Retrouvant les alizés, le skipper de Crêpes Whaou! va maintenant devoir régulièrement faire le tour des filets pour se débarasser des poissons volants qui, au bout de quelques heures passées au soleil, finissent par empester l'atmosphère.
Une tâche dont le marin-pêcheur devrait s'acquitter sans encombre.
Il craque Franck-Yves.... Quand le petit Sullivan s'approche de son bateau, lui montre la coupe que Franck-Yves lui a offerte au dernier Trophée de Fécamp et avec laquelle il dort probablement...
En échange de cette coupe, Sullivan lui a mis autour du poignet un porte bonheur qu'il a fabriqué lui-même...
"Je vais te suivre tout le temps, t'es trop fort !!! Encore un bisou !"

