Sautes d'humeur, sautes de vent
L'humeur du bord rime en général avec l'humeur du vent. Hier soir elle rimait aussi avec l'humeur des Bleus. Alors que les terriens se morfondaient devant un match de foot assez…inintéressant, les marins, eux, rongeaient leur frein sous un grain... sans vent.
Grrr.... Après 24 heures de glissades à 20 nds, mauvaise humeur à bord alors que le clapotis de l'eau murmurait clap... clap... clap... sur la coque posée... Heureusement, les Bleus ont gagné et une petite brise est revenue, à la régulière !
Ce matin, Franck-Yves était à nouveau poète. « On a fait une nuit superbe. C’était étoilé quasiment à 100% et c’est d’une clarté et d’une pureté incroyable… ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça. Il n’y a pas beaucoup de vent donc on se traîne un petit peu mais ce n’est vraiment pas grave. Ca fait rêver, ça fait penser à plein de trucs. Le bateau va bien, je suis seul, ça glisse, c’est un grand moment de plaisir. On était sous gennaker pendant longtemps cette nuit, c’était magnifique. Mais ça a commencé à refuser, donc on est retourné sous solent et grand voile. Du coup c’est un peu plus bruyant, mais le ciel est toujours aussi beau. Maintenant j’imagine le lever de soleil qu’on va avoir ça va être sublime ! Autant il y a eu deux journées très dures sur le bateau au début, autant quand on a ça…. Ca rattrape tout ! A partir du moment où on a des galères ça fait que nos moments de plaisir ensuite, on les vit vraiment différemment. Si c’est du tout cuit on apprécie beaucoup moins… ».
Il craque Franck-Yves.... Quand le petit Sullivan s'approche de son bateau, lui montre la coupe que Franck-Yves lui a offerte au dernier Trophée de Fécamp et avec laquelle il dort probablement...
En échange de cette coupe, Sullivan lui a mis autour du poignet un porte bonheur qu'il a fabriqué lui-même...
"Je vais te suivre tout le temps, t'es trop fort !!! Encore un bisou !"

