Sur la bretelle d’accès à l’autoroute de la Barbade
« J’ai les yeux sur le speedo. Ça glisse. Enfin ! On a encore pas mal de mer. Une grande houle. Un grand soleil. Hier c’était incroyable. On avait à peine 13 nœuds de vent. On grimpait sur la houle et on redescendait à 20 nœuds ». Franck-Yves par téléphone à 14 h.
Changement de ton aujourd’hui. Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux ont enfin des conditions de glisse à la hauteur de leur bolide. Ils vont pouvoir lâcher les chevaux, après deux journées difficiles d’une part et assez frustrantes d’autre part. « On était constamment obligés de ralentir. On cherchait des solutions pour aller moins vite car on avait peur de tout casser tant la mer était mauvaise ».
Et même sous voilure réduite, le nouveau Crêpes Whaou ! a du mal à ralentir. Franck-Yves et Erwan naviguent actuellement avec deux ris dans la grand-voile et ORC (la plus petite voile d’avant). Et malgré tout, le bateau ne descend pas sous les 20 nœuds.
Poulet au champignons
« On a compté les sachets de nourriture lyophilisée. En fait, on n’a presque rien mangé. Cela fait quatre jours que l’on se nourrit de barres de céréales, de tartines, de thé, de soupes et que l’on grignote ce qu’on trouve. Là je suis à la cuisine, je « prépare » un poulet aux champignons. Ça c’est pas du lyophilisé ! Il y a de vrais morceaux de poulet ! » L’équipage reprend goût à la vie en mer, panse ses plaies. Le bloc moteur a l’air de se tenir tranquille.
Equipage requinqué
Crêpes Whaou ! est sur la bretelle d’accès à l’autoroute de La Barbade. « Nous avons désormais un grand soleil et demain soir, on devrait toucher un début d’alizés ». Le trimaran rouge et son équipage requinqué vont pouvoir attaquer la meute des monocoques lancés eux aussi à près de 20 nœuds vers les Antilles. Ils ne feront pas exactement la même route car les monocoques doivent passer au sud de la République dominicaine tandis que les multicoques visent le sud de l’arc antillais sur un parcours plus long. Mais tous ont la même ligne d’arrivée au Costa-Rica. « Dommage qu’Actual ne soit plus là pour le bras de fer avec nous… », regrette Franck-Yves.
Il craque Franck-Yves.... Quand le petit Sullivan s'approche de son bateau, lui montre la coupe que Franck-Yves lui a offerte au dernier Trophée de Fécamp et avec laquelle il dort probablement...
En échange de cette coupe, Sullivan lui a mis autour du poignet un porte bonheur qu'il a fabriqué lui-même...
"Je vais te suivre tout le temps, t'es trop fort !!! Encore un bisou !"

