Vendée St-Petersbourg : être ou ne pas être leader…
Dilemme pour les concurrents de la course Vendée Saint-Pétersbourg dont le départ sera donné ce dimanche à Saint-Gilles Croix de Vie : tous en conviennent mais aucun ne l’avoue clairement : il ne fera pas bon être leader. Difficile à admettre pour les équipages des deux Crêpes Whaou ! qui ont pour habitude de prendre des départs de course l’écoute entre les dents.
« Soyons francs, on ne sait pas vraiment ce que l’on va trouver en Mer du Nord, et pas du tout ce que nous allons trouver en Mer baltique », résume Franck-Yves Escoffier, skipper de Crêpes Whaou ! 3, qui observe les cartes météo depuis plusieurs jours.
Si tous les concurrents sont des habitués des côtes Atlantiques, de ses courants, de ses effets de côte, des caractéristiques de ses brises thermiques, aucun n’est encore allé jouer au nord. « Et il n’y a pas vraiment de cartes décrivant les systèmes de micro-météo là-haut car on trouve en général ce genre d’infos dans les zones de régates », confirme Matthieu Souben équipier sur Crêpes Whaou ! 2.
Il est vrai que les côtes scandinaves sont plus fréquentées par les cargos que par les bateaux de régate…
« Il y aura une énorme part d’improvisation », avoue Franck-Yves. Alors, forcément, la situation la plus confortable serait d’être juste derrière, dans le sillage du leader, et de pouvoir mettre le clignotant rapidement si le leader s’embarque sur une voie de garage… « Facile à dire ! », rétorque Franck-Yves. « Quand on a un bateau devant ses étraves, on n’a pas envie de rester derrière ! »
« Il y aura plusieurs zones compliquées », résume Loïc Féquet, skipper de Crêpes Whaou ! 2. « D’abord faire des choix en Manche, pour passer côté anglais ou côté breton, puis passer le goulet du Pas de Calais. Ensuite, en Mer du nord, il s’agira se slalomer dans un champ de mines entre les plateformes pétrolières, les cargos et les champs d’éoliennes ; abandonner la course hauturière pour attaquer une régate côtière au nord du Danemark ; passer le détroit, découvrir la Mer Baltique et ses petits airs ; s’engouffrer dans le Golfe de Finlande, large de 35 milles au mieux ! »
Tous s’accordent sur un point : « il y aura des balles neuves ! » Comprenez « de nouveaux départs » grâce aux phénomènes d’accordéon bien connus des marins. « Les bateaux les plus rapides auront des occasions de s’échapper. Les moins rapides auront des chances de revenir sur le peloton qui pourrait rester coincé dans certains détroits », prédit Franck-Yves.
La semaine qui arrive s’annonce passionnante…
Il craque Franck-Yves.... Quand le petit Sullivan s'approche de son bateau, lui montre la coupe que Franck-Yves lui a offerte au dernier Trophée de Fécamp et avec laquelle il dort probablement...
En échange de cette coupe, Sullivan lui a mis autour du poignet un porte bonheur qu'il a fabriqué lui-même...
"Je vais te suivre tout le temps, t'es trop fort !!! Encore un bisou !"

